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Alcool au volant

Alcool au volant, première fois : ce qui vous attend

Un premier contrôle positif déclenche deux procédures en parallèle : celle du préfet, rapide, et celle du procureur, plus lente. Voici dans quel ordre elles arrivent.

Article publié le 4 novembre 2026, d’après les fiches officielles citées en fin de page.

Le chiffre qui décide de tout : 0,8 g/l

Pour un conducteur titulaire d’un permis « classique », la conduite devient interdite à partir de 0,5 g d’alcool par litre de sang, soit 0,25 mg par litre d’air expiré. Pour un permis probatoire, en conduite accompagnée ou avec une restriction à un véhicule équipé d’un éthylotest antidémarrage, la limite tombe à 0,2 g/l de sang (0,10 mg/l d’air). Jusque-là, rien de surprenant.

La vraie frontière, celle qui change la procédure, se situe à 0,8 g/l de sang, soit 0,40 mg/l d’air expiré. En dessous, l’infraction est une contravention. À partir de ce seuil, c’est un délit. Que ce soit la première fois ou non ne modifie pas cette qualification : la « première fois » joue sur la récidive et, devant le juge, sur la personnalisation de la peine, pas sur la nature de l’infraction.

Taux mesuréNatureCe que prévoit la fiche officielle
De 0,5 à moins de 0,8 g/l (0,2 g/l en probatoire)ContraventionAmende jusqu’à 750 €, en général forfaitaire de 135 € ; 6 points ; suspension possible jusqu’à 3 ans (aménageable hors activité professionnelle) ; obligation possible d’éthylotest antidémarrage jusqu’à 3 ans
0,8 g/l ou plusDélitJusqu’à 3 ans de prison et 9 000 € d’amende ; 6 points ; suspension jusqu’à 5 ans sans aménagement, annulation possible, stage, éthylotest antidémarrage, confiscation possible

Source : fiche Alcool au volant, vérifiée le 27 août 2026 par service-public.gouv.fr.

Le soir du contrôle

Le dépistage se fait à l’éthylotest. S’il est positif, les forces de l’ordre font vérifier le taux précis, en principe à l’éthylomètre ; la prise de sang n’intervient qu’en cas d’impossibilité avérée d’utiliser l’appareil, et le conducteur ne choisit pas la méthode. Point souvent oublié : les agents doivent vous demander si vous souhaitez un second contrôle, réalisé immédiatement, et le résultat vous est notifié.

Au-delà de 0,8 g/l, en cas d’ivresse manifeste ou de refus des vérifications, le permis est retenu sur place. La rétention dure 72 heures au plus, ou 120 heures si une analyse en laboratoire est nécessaire, et le véhicule peut être immobilisé pendant ce temps. Gardez précieusement l’avis de rétention : il indique le service auquel vous adresser. Notre page rétention du permis détaille ces heures.

La semaine suivante : la décision du préfet

Pour l’alcool, le préfet doit engager la procédure de suspension après une rétention. La suspension administrative dure en général 6 mois au plus, mais elle peut être portée à 1 an en cas de conduite sous l’emprise de l’alcool. Elle ne s’aménage pas : il n’y a pas de « permis blanc » à ce stade. Le préfet peut aussi restreindre votre droit à conduire aux véhicules équipés d’un éthylotest antidémarrage. Les durées et les conditions sont développées sur la page suspension de permis.

Une suspension de plus d’un mois impose un contrôle médical avant de reprendre le volant ; pour l’alcool, le rendez-vous se prend auprès de la commission médicale, sur le site de la préfecture. À partir de 6 mois, un examen psychotechnique s’ajoute. Il est conseillé de s’y prendre environ un mois avant la fin de la suspension.

Plus tard : la réponse pénale

Pour un délit, le dossier part au procureur de la République. Selon le tribunal et le dossier, il peut proposer une procédure sans audience classique, comme la composition pénale, la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, ou vous faire convoquer devant le tribunal correctionnel. Chacune a ses conséquences sur le casier et sur le permis ; notre comparatif composition pénale, CRPC ou audience les met côte à côte, et l’article composition pénale : faut-il l’accepter ? détaille la première.

Si le juge prononce une suspension judiciaire alors que la suspension administrative court encore, la décision du juge la remplace : les deux ne s’additionnent pas. C’est une raison concrète de regarder les dates de près avant l’audience.

Les réflexes utiles dès maintenant

  • Rassembler les papiers : avis de rétention, notification du résultat, arrêté du préfet, convocation éventuelle.
  • Prévenir votre assureur : la fiche officielle rappelle que tout retrait du permis, même provisoire, doit lui être déclaré.
  • Ne pas conduire pendant la rétention ni la suspension : c’est un délit puni de 2 ans de prison et 4 500 € d’amende (voir conduire pendant une suspension).
  • Regarder votre contrat : une protection juridique peut couvrir une partie des frais d’avocat, voir protection juridique et permis.

Un avocat en droit routier relit avec vous la chaîne des documents (dépistage, vérification, second contrôle proposé, notification, délais de l’arrêté) et vous explique les options selon la procédure choisie par le parquet. Il ne peut pas promettre une issue ; il peut vous éviter d’avancer à l’aveugle. Pour le détail des sanctions, voir aussi alcool au volant et, si vous êtes jeune conducteur, permis probatoire.

Questions fréquentes

Une première infraction d’alcool à 0,9 g/l est-elle un délit ?

Oui. La fiche officielle fixe le délit à 0,8 g/l de sang ou plus, sans distinction entre première fois et récidive. La récidive aggrave les peines (annulation du permis, confiscation obligatoire sauf décision motivée).

Peut-on demander un second contrôle à l’éthylomètre ?

Oui. Selon service-public.gouv.fr, les forces de l’ordre doivent vous demander si vous souhaitez un second contrôle ; s’il est demandé, il est réalisé immédiatement.

Combien de temps peut durer la suspension décidée par le préfet pour l’alcool ?

Jusqu’à 1 an en cas de conduite sous l’emprise de l’alcool, contre 6 mois en règle générale, d’après la fiche sur la suspension administrative.

Une décision, une date, un courrier ?

Un avocat en droit routier de votre ville vous rappelle pour vous expliquer vos options. Gratuit et sans engagement de votre part.

Être rappelé par un avocat
Sources

Information générale, vérifiée sur les sources officielles citées, sans conseil sur une situation particulière. Permis en Jeu est un service de mise en relation, pas un cabinet d’avocats.

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Usage du permis
Protection juridique (facultatif)

N’indiquez ni taux d’alcool, ni vitesse, ni récit des faits. Vous en parlerez directement avec l’avocat, tenu au secret professionnel.

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