Conduite après usage de stupéfiants
Un dépistage salivaire positif déclenche une analyse, une rétention qui peut durer 5 jours, une suspension décidée par le préfet et, presque toujours, des poursuites pour délit.
Ce qui se passe après un dépistage positif
- J0Dépistage et prélèvement
Test salivaire, puis prélèvement salivaire ou sanguin pour analyse. Demandez la prise de sang si vous voulez une contre-expertise.
- 120 hFin de la rétention
Quand une analyse est nécessaire, la rétention peut durer 120 heures. Le préfet peut suspendre le permis jusqu’à 1 an.
- 5 joursContre-expertise
La demande se fait dans les 5 jours suivant la notification du résultat de l’analyse.
- 2 moisRecours contre l’arrêté
Un recours gracieux ou hiérarchique contre une décision administrative se forme en principe dans les 2 mois.
Repères tirés de : Drogue au volant, Rétention, Suspension administrative, Recours. Votre courrier ou votre convocation fait foi : il indique les voies et délais de recours propres à votre décision.
Du test salivaire à l’analyse : la chaîne de preuve
La procédure se déroule en deux temps. D’abord un test salivaire de dépistage, sur place. S’il est positif, ou si vous refusez ou ne pouvez pas le faire, les forces de l’ordre réalisent un prélèvement salivaire, ou sanguin, qui part en analyse chez un laboratoire ou un expert agréé. C’est ce résultat qui compte devant le tribunal, pas la couleur du test de bord de route.
Un moment est décisif : lors du prélèvement salivaire, les forces de l’ordre doivent vous demander si vous souhaitez vous réserver le droit à une contre-expertise. Si vous répondez oui, un médecin, un interne ou un infirmier fait une prise de sang, qui permet aussi de vérifier la prise d’un traitement médical. La contre-expertise se demande ensuite dans les 5 jours qui suivent la notification du résultat.
Les sanctions encourues
| Situation | Peine principale (maximum) | Permis |
|---|---|---|
| Conduite après usage de stupéfiants | 3 ans de prison, 9 000 € d’amende | 6 points ; suspension jusqu’à 5 ans sans aménagement ; annulation jusqu’à 5 ans |
| Stupéfiants et alcool cumulés | 5 ans de prison, 15 000 € d’amende | 9 points retirés |
| Refus des vérifications après un dépistage positif | 3 ans de prison, 9 000 € d’amende | 6 points ; suspension jusqu’à 3 ans ; annulation jusqu’à 3 ans |
| Récidive | Annulation du permis | Interdiction de le repasser jusqu’à 3 ans |
Source : Drogue au volant, vérifiée le 27 août 2026.
La loi n° 2026-798 du 18 août 2026, dite loi Ripost, prévoit en outre une suspension préfectorale pour la conduite après consommation manifeste de certaines substances psychoactives ; un décret doit en fixer la liste. En attendant, la fiche service-public indique que les règles actuelles restent valables.
Une affaire qui va presque toujours au tribunal correctionnel
La conduite après usage de stupéfiants est un délit. Le procureur peut convoquer devant le tribunal correctionnel ou proposer une procédure sans audience classique : la composition pénale, possible pour certaines infractions routières et pour l’usage de stupéfiants, ou la CRPC, où l’avocat est obligatoire. L’usage de stupéfiants lui-même, hors conduite, est une infraction distincte qui peut s’ajouter au dossier (fiche usage de drogues).
Ce que l’avocat peut vérifier avec vous
- Les dates : notification du résultat d’analyse, délai de 5 jours pour la contre-expertise, arrêté du préfet, date d’audience.
- Le déroulé du dépistage et du prélèvement tel qu’il figure au procès-verbal, dont la question sur la contre-expertise.
- Les justificatifs médicaux si vous suivez un traitement.
- Les enjeux pour votre emploi et la suite : visite médicale et tests psychotechniques avant de récupérer le permis.
Rien dans ce dossier ne se décide à votre place : l’avocat expose les options, vous choisissez. N’indiquez aucun résultat d’analyse dans le formulaire, vous en parlerez avec lui.
Questions fréquentes
Un test salivaire positif suffit-il à condamner ?
Non. Le test de dépistage est suivi d’un prélèvement salivaire ou sanguin analysé par un laboratoire ou un expert agréé. C’est ce résultat d’analyse qui établit l’usage de stupéfiants.
Comment demander une contre-expertise ?
Au moment du prélèvement salivaire, indiquez que vous souhaitez un prélèvement sanguin : il permet la contre-expertise et la recherche d’un traitement médical. La demande de contre-expertise doit ensuite être faite dans les 5 jours suivant la notification du résultat.
Quelles sont les sanctions ?
Jusqu’à 3 ans de prison et 9 000 € d’amende, 6 points retirés (9 si l’alcool s’y ajoute), suspension jusqu’à 5 ans sans aménagement, annulation possible. Avec l’alcool, le maximum passe à 5 ans et 15 000 €.
Le préfet suspend-il le permis ?
Oui, il doit engager la procédure de suspension après la rétention. La rétention peut durer 120 heures si une analyse en laboratoire est nécessaire, et la suspension administrative peut aller jusqu’à 1 an.
Et si je prends un traitement médical ?
Signalez-le au moment du prélèvement et demandez le prélèvement sanguin : il sert aussi à vérifier si vous prenez un traitement médical. Gardez vos ordonnances pour l’avocat.
Être rappelé par un avocat
6 questions, environ 1 minute. Gratuit et sans engagement.
Pour aller plus loin
Alcool au volant · Suspension de permis · Convocation au tribunal · Jeune conducteur · Test salivaire positif · Avocats par ville
Une décision, une date, un courrier ?
Un avocat en droit routier de votre ville vous rappelle pour vous expliquer vos options. Gratuit et sans engagement de votre part.
- Drogue au volant, vérifiée le 27/08/2026.
- Que risque-t-on pour usage de drogues ?.
- Rétention du permis.
- Suspension administrative du permis, vérifiée le 12/10/2026.
- Composition pénale.
- CRPC.
- Recours gracieux et hiérarchique.
Information générale, vérifiée sur les sources officielles citées, sans conseil sur une situation particulière. Permis en Jeu est un service de mise en relation, pas un cabinet d’avocats.